lundi 23 juin 2008

Portfolio : Kannur 2


Petit traitement facial : miel, epices, et des tas de trucs !(photo Delphine)

Doroth au mariage d'un de nos petits commercants (photo Delphine)

La belle a la frangipane...(photo Delphine)

Casse-croute sur la terrasse avec Myo (photo Delphine)

Les stars du marche.

Finalement, je vais prendre des legumes !

Temple de Kali, (il ne vaut mieux pas la contrarier, celle-la)

Avec Delphine, orgies de jus de fruits !

La Pharmacie du PVA Hospital...

Dans notre rue, petit bonjour a nos copines...

Le "city-center", complexe commercial "greco-megalo".

Encore une dure apres-midi de massage, avec Yasser, le therapeute.

Coupure de courant a l'heure du souper ! Avec Myrjana...

jeudi 19 juin 2008

Extrait du carnet de bord par Dodo : ANGKOR


Angkor sous la pluie, ou l'histoire de deux petits Francais en tandem !!
Experience riche en evenements de toute sorte... Tout commence avec la decision de visiter le site en velo, qui se transforme rapidement en tandem, un moyen de transport que nous n'avons encore jamais teste. Il ne fallait pas rater l'occasion ! Et le loueur de velo est «Cambodgien/Francais», et tres bavard alors...
Nous voilà partis et c'est plutot agreable ! De l'air ! Le tandem nous vaut une collection de sourires -voire d'eclats de rire- et d'encouragements, ce qui nous met du baume au coeur et nous donnerait presque envie de traverser l'Asie en tandem. Les Cambodgiens, en velo ou scooter (jusqu'a 4 ou 5+marchandises), se retournent en nous doublant et manqueraient de se mettre dans le decor. Beaucoup de bonheur de part la balade a velo elle-meme ! Entree du parc, photo et pass de 3 jours : 40 $ chacun ; c'est cher et strict, mais ca, c'est une autre histoire.

Difficile de parler du site lui-meme et de ses temples : c'est une merveille et beaucoup plus que ca encore, bien que nous nous attendions a quelque chose de plus sauvage. C'est en fait tres balise, beaucoup de visiteurs bien sur, des cars de "moutons Coreens" -dixit un guide Cambodgien- et il est parfois difficile de visiter certains sites (le "Bayon" par exemple) sans avoir a slalomer entre les appareils photos ; mais nous nous lancons sur le grand tour du parc, et nous nous retrouvons alors sur des temples plus isoles et moins courus ; c'est aussi plus agreable sur la route (que les grandes arteres du parc) et moins frequente.

Il faut savoir que tous les vehicules (tuktuk, car, 4x4, velo, scooter...) sont autorises a circuler dans le parc, et ils sont nombreux ; c'est dommage !! Une autre grande caracteristique du site : les petits vendeurs, sur stand ou mobiles, qui vous alpaguent de leur "water lady ?", "pineapple lady ?", "cold drink sir ?"...

A chaque fois que vous amorcer une approche pour vous garer. On n'a pas pose le pied a terre que deja on se retrouverait avec un livre sur le site, 2 ou 3 canettes, une bouteille d'eau, des bracelets en quantite, des cartes postales, un plat de nouilles sautees et quelques autres souvenirs memorables ! La moyenne des prix de vente pourrait se situer a...1$ pour tout ce qui est basique (ca en devient comique d'ailleurs) et celle de nos vendeurs peut-etre de 12 ans.

Le temps est chaud et humide et, on degouline, le soleil tape mais de gros nuages montent et presagent d'un orage pour la fin de journee.

Finalement, c'est encore sur notre joli tandem qu'on est le mieux ; pour recuperer de nos explorations parmi les ruines, nous ponctuons notre trajet de "pauses-canettes, nouilles sautees, mangue ou ananas (frais et entiers)". Le site est immense et il est certain que meme en 3 jours nous n'aurons pas le temps de tout visiter, surtout en velo. Alors on selectionne un peu : Angkor Wat (celebre pour le coucher de soleil, mais aucun durant ces 3jours...),

Ta Prohm magnifiquement parasite par le reseau racinaire de la vegetation, le Bayon et ses plus de 200 visages, dont les origines restent mysterieuses (divinites ? demons ? ou autre ?) et quelques autres moins celebres mais non moins splendides !!

La journee avance, le velo aussi mais, comme nous il semble fatiguer (d'une pedale) ; la temperature elle, ne bouge pas, l'orage approche et avec lui, la pluie qui ne previent pas ; on passe tout de suite a la pluie torrentielle, pas de demi-mesure ! Nous nous abritons sous un arbre avec quelques locaux, mais ca ne peut pas durer. Malgre le "poncho" que nous donne un gentil chauffeur de tuk-tuk, nous sommes tres rapidement trempes. Il va bien nous falloir repartir car il y encore de la route et nous n'avons que notre lampe frontale ; nous voila decides !! Mouilles pour mouilles !! Le velo lui, l'est moins : la pedale lache et nous voila sur le bord de la route, sous la pluie, entierement trempes, une pedale a la main. C'est a coup de caillou et bout de bois que Lo essaie de remettre la pedale en place... Ca ne durera qu'un temps !! Heureusement qu'il nous reste un pedalier vaillant, et, je m'y colle car je suis plus a l'aise et Lo dirige. Plutot folko : nous voici, Lo trempe devant a signaler tout danger et moi, sous ma "capote" bleue, trempee de meme, a pedaler de toute mon energie, un sac devant, un derriere, arroses un peu plus a chaque charmant camion qui nous double : un magnifique orage ! L'eau est aussi tiede que l'air, tombe a grosses gouttes sur la route sombre qui sort du parc. En chemin (sans s'arreter de pedaler), je recupere la frontale dans la poche de Laurent, avec un petit bout de papier trempe que Lo se charge de jeter rapidement (alors qu'il ne jette jamais rien), ce qui m'interpelle ! C'est important pour les evenements a suivre... Nous arrivons totalement detrempes au spot de location des tandems et nous rapatrions a l'hotel pour... une bonne douche ! On vide les poches des vetements trempes... et, une inquietude : le bout de papier trempe, c'est un bout du pass ! Le reste etant tout aussi trempe, dechire ; sur celui de Lo, photo, date et prix sont encore visibles ; du mien il ne reste presque rien et la date est a peine visible, mais mon numero de pass suit celui de Laurent ; alors, il y a peut etre une chance. Au pire, on devrait seulement repayer le mien. Il est deja bien cher !! Bon, nous voila a trainer dans les petites rues illuminees de Siem Reap, ou les restos (de design a tres local) en tout genre affluent, c'est bien sympa !!

A noter, une patisserie (Francaise) exquise, le "blue pumpkin", qui deviendra notre spot a petit-dej (des croissants !!). Les nuits sont profondes et tiedes, et chaque reveil nocturne nous voit trainer la savate jusqu'aux toilettes, puis revenir nous effrondrer sur le lit, ivres de fatigue (idem pour nous deux, c'est etonnant !). Le lendemain, nous repartons pleins d'espoir et d'apprehension sur notre petit tandem : que va-t-il en etre de nos tickets dechires ?... Les nouvelles ne sont pas bonnes, apres discussion, il nous faut repayer les 2 sans autre choix ; il est vrai que c'est bien indique a l'entree : les tickets meme un peu abimes par la pluie peuvent etre refuses -tout cela a cause d'un marche noir de faux billets, nous l'apprendrons plus tard- et nous decidons, vu le prix des billets, de tenter de retrouver les morceaux des billets jetes sur la route. En effet, le garde nous a dit que si nous avions le ticket entier, un peu de scotch et c'est bon !! Sous un soleil de plomb, nous entamons notre quete. Avant, il nous faut parlementer avec un autre gardien qui ne veut pas nous laisser entrer dans le parc sans pass. Apres moultes explications et semi-priere, il nous autorise a continuer sur la longue route droite qui mene aux temples, mais pas plus loin que la premiere intersection , ce qui fait en gros 3 kms. Si le bout de ticket est quelquepart, c'est par la !! Mais avec la pluie, le vent etc... Allez courage !! Lentement nous longeons la voie et scrutons de tous nos yeux le bas-cote rouge de terre humide, et on rumine de tant d'injustice dans nos petites tetes de voyageurs ! Rien de grave mais, on a l'impression de voir nos choix renies par quelque "force". Et puis, a la fin de la route pour Lo, moi loin derriere, le miracle arrive et la, tout le positif refait surface : j'apercoit un bout de papier (vraiment un bout) minuscule mais bien blanc, avec des inscriptions claires dont "days" ; je me jette dessus, le deplie soigneusement et decouvre les morceaux manquants a notre puzzle de pass ! Je siffle Lo, on verifie avec les autres, tout y est !! Nous voilà tout heureux et de nouveau pleins d'espoir, on enfourche gaiement notre tandem pour regagner l'entree du parc, montrer a notre premier gardien que nous avons tout retrouve, ce qui a vraiment l'air de l'epater : il ebruite l'histoire autour de lui, nous dit d'aller voir au poste ou nous entrons, dans de grandes explications !! Nous voyons un des garcons s'eloigner avec notre puzzle, en patientant, nous discutons avec quelques jeunes filles des guichets, qui nous montrent un cahier ou sont agrafes tous les billets abimes ! Le reglement est tres strict, ainsi, un pass d'une journee abime ne donne plus droit qu'a voir un seul temple !! Ca n'est pas pour nous rassurer ! Mais revoila bientôt notre petit jeune, avec nos pass sous plastique, et sans restriction d'acces ! Nous nous confondons en remerciements et j'en pleure de joie ; les jeunes filles sont ravies pour nous !

Cette journee sera finalement une belle journee, nous visitons "Ta Prohm", sans doute l'un des plus sollicites, mais a juste titre ; on s'y amuse comme des petits fous a en visiter tous les recoins et a faire des tas de photos... On roule sur de jolies routes peu frequentees qui longent les vieux murs d'enceinte delabres et envahis par la vegetation.

On s'hydrate de sodas, bouteilles d'eau, "bassines" de cafe (dans des verres a biere !), on se regale de mangues et ananas frais et, detendus de part notre aventure, on apprecie !! (Un peu fier de nous quand meme !). La pluie nous arrive, plus tot que la veille, pas de coucher de soleil sur "Angkor Wat" ce soir, mais peu importe, ce sera un bel orage. On essaie de rentrer plus tot, sans toutefois a reussir a eviter la pluie, mais avec 4 pedales cette fois...

On essaie de se faire plaisir au resto, mais bien que jolis, ce n'est toujours pas reussi (ca, des pates "carbo"?) !!
Troisieme et dernier jour a Angkor !! Qu'avons nous vu, que n'avons-nous pas vu ? On se laisse un peu porter la ou le tandem nous mene... Dejeuner sur le bord de la route, la ou nous avons deja goute de delicieuses nouilles sautees, la grand-mere est adorable, les gamins aussi.... Elle nous fait gouter des petits fruits jaunes, qui feront notre dessert. Sur le chemin, comme Lo s'est fait piquer les pieds par des fourmis, nous nous arretons sur le bord du canal autour d'Angkor Wat, ou des gamins se baignent chaque jour. L'eau est si bonne et si tentante qu'on ferait bien comme eux et d'ailleurs... C'est tout habilles que nous finissons a l'eau, sous les rires et sourires des marmots qui nous faisaient signe de les rejoindre. C'est divin !! Mais, ne sachant pas trop si tout cela est bien vu, et si nous ne risquons pas d'attirer les foules : nous ne trainons pas !! Quel delice pourtant !! Maintenant, il va falloir nous secher... Nous poursuivons nos visites et balades, trainons dans les ruines, nous amusons avec un groupe de petites vendeuses de magnets, et puis profitons d'un debut de coucher de soleil qui inonde d'une tres belle lumiere le parc qui fait face a la "terrasse des elephants" (ou d'ailleurs se met en place un garden party).

Vite, il faut aller a Angkor Wat ! Le must pour le coucher de soleil ! Sur la route le "Bayon" est trop beau, trop belle lumiere d'ou photos, et donc trop tard pour les photos a Angkor Wat... Nous n'y verrons que le ciel noir et tourmente de l'orage qui approche, moins cliche, mais tout aussi magnifique !!

La nuit tombe, la pluie aussi et Angkor Wat s'illumine !! Nous repartons, toujours sur notre tandem, et quittons Angkor ! Un reve realise dans de droles de conditions, une drole d'experience, de droles d'aventures mais c'etait drolemement beau et, ca en valait la peine !! Nous rentrons sous une pluie battante avec l'idee que demain, nous pourrons faire une petite grasse matinee et nous poser un peu apres 3 jours de tandem intensif....FIN !

mardi 17 juin 2008

Portfolio : Kannur


On se fait peter le ventre de mangues !!

Les vaches non plus n'aiment pas la mousson !

Dans le bus, avec Delphine et Myriana

Imaginez son KLAXON !!!

Affiche pour un film, ou une rock-star...

Ya du commerce a Kannur !

Sheila, Myo et Doroth en extase devant une vitrine.

Notre Chambrette !

lundi 16 juin 2008

Notre vie a Kannur


Myriana et Doroth devant l'hopital.


Delphine, Doroth et Myriana...

Deja 15 jours a Kannur, dans le Kerala... Nous avons pris une routine (ca faisait longtemps !), ma foi bien agreable : la semaine de travail s'etend du lundi au vendredi, Doroth a cours le matin de 10h30 a 12h30, et pratique de 14h30 a 17h. Quant a moi, yoga de 8h a 10h, puis "modele" pour la pratique l'apres-midi. La pratique consiste en fait en differents massages, a l'huile, au riz etc... Tout cela faisant partie integrante des traitements de la medecine ayurvedique. Vu de chez moi, qui suis en bonne sante, ca ressemble a du spa non-stop ! D'autant plus que souvent, j'ai droit a 3 ou 4 fois le meme massage (suivant le nombre d'eleves...feminines bien sur). Autant dire que la vie est dure ! Petit revers de la medaille, le port obligatoire d'un joli string ficelle bien rustique !! Mais bon maintenant, toutes les filles me voient a poil l'apres-midi, et je suis blase... Elles par contre pestent un peu contre ma pilosite luxuriante !! Qu'esperaient-elles ?? Brad Pitt ???

Le reste du temps, restos (on se regale souvent), cyber-cafe, courses "en ville", cafe-discute a la maison... Car, c'est un joli petit melting-pot ici ! Nous habitons dans la grande maison que loue Mika, une japonaise qui aide a l'hopital ayurvedique et vit ici a l'annee, avec Myriana, jeune Slovene de 24 ans qui suit un traitement de 3 mois, et Robert & Sheila, couple Hongrois qui finissent leur 3eme mois de cours. Dans une autre maison, il y a Delphine, Francaise de 30 ans qui a commence sa formation de 3 mois en meme temps que Doroth, et Myo, Japonaise en traitement pour un eczema assez envahissant, encore ailleurs, Sandra, Francaise aussi et prof de reiki, qui terrmine sa formation de 3 mois, et 3 autres qui sont un peu ours et qu'on voit peu (un Portugais, une Bolivienne et...). Bref, tout ca cree un genre d'auberge Espagnole tres agreable, on echange beaucoup, rit beaucoup et le week-end on essaye de se balader ensemble (malgre la mousson...). Il y a bien sur le personnel Indien de l'hopital, et les therapeutes, le docteur Poilan (qui porte bien son nom, toujours en train de rigoler), et plein d'autres qu'on ne connait pas encore....

3 folles a la plage : Delphine, Doroth et Myriana

mardi 10 juin 2008

Impressions d'Inde, suite.


D'ou vient l'expression "tronche d'Indien" ??

Est-y pas agralant cui-la ? Ils adorent etre pris en photo...

Heureusement, il reste quelques filles, veritable bouffees d'oxigene dans le paysage.

>L'Inde est un pays tres «testiculé», j'en ai deja parle, mais il faut y revenir, tellement c'est frappant. D'une part, c'est sans doute du aux selections pre-natales, grace (ou la faute) a l'echographie, puisque la naissance d'une fille est synonyme de ruine financiere future (de part la dote).


Non seulement les parents doivent payer pour marier leur fille, mais celle-ci s'en va ensuite vivre dans la famille de son epoux, les laissant sans assistance pour leurs vieux jours. En resume, un garcon ne coutera rien et restera au foyer, et plus tard, une bru corveable a merci rejoindra la maison... Dans le journal d'il y a deux jours, encore l'histoire d'une de ces filles brulee vive par son mari, assiste de ses beaux-parents, parce qu'elle n'arrivait pas a procreer... D'autre part, culturellement, les femmes sortent peu, car elles ont tant a faire a la maison.L'autre jour a Bombay, dans un resto/bar bonde de moustachus, Doroth a voulu aller aux toilettes et il n'y avait qu'un urinoir !! Dans un autre resto, nous avons eu le malheur de demander pourquoi il n'y avait jamais de femmes : pas de reponse ! Personne n'avait jamais du se poser la question.... En fait, il y en a parfois, mais ce sont alors des «family restaurant», et c'est donc avec le mari et la marmaille. Souvent il y aussi une salle «air conditionne/family restaurant» dans les grands etablissements. A Bombay toujours, ce sont les trains de banlieue qui beneficient de wagons «ladies only», et la on comprend carrement pourquoi : nous en avions deja pris un lors de notre experience Bollywood, mais c'etait reste assez «soft»... Cette fois-ci, nous avons pris un train, pour rejoindre une autre gare, au terminus (donc vide) et tout le long du trajet de 40 minutes, le wagon s'est rempli, et nous avions nos gros sacs ! Un indien charitable nous a indique l'arret precedant le notre, et nous avons reussi a nous rapprocher de la sortie en frayant un chemin parmi les corps (d'hommes) compresses. Le train ne s'arretant que quelques instants, Doroth en tete s'est plongee dans la foule en criant «EXCUSE-ME!!», moi a ses talons pour ne pas laisser d'espace, et nous nous sommes fait gentiment expulses par cette masse compacte d'Indiens, effares devant tant d'autorite feminine !! On s'est regarde sur le quai, en se demandant comment on avait reussi...

La suite : nos aventures a Kannur !!!


La belle globe-trotteuse....

Le cauchemard Indien : Le petit dej (mais qu'est-ce que ca peut bien etre ?)

Scene Indienne, une vache et des filles colorees.

vendredi 6 juin 2008

Impressions d'Inde.


Immeuble a Bombay, la nuit...

A gauche, des porteurs reconnaissables a leur chemise rouge, le train est la, mais les wagons sont ouverts plus tard. La liste des passagers est affichee a chaque entree.


Le retour a Bombay a ete un choc, et pas seulement a cause de notre «comite d'accueil» (voir message precedent). Des la sortie de l'aeroport, on debarque sur une autre planete. Tout est plus intense, exacerbe : la circulation chaotique et infernale, les klaxons (ils montent des trompes de camion sur des motos !), les odeurs (des plus delicieuses : encens, cuisine, aux plus atroces : egouts, urine), les sonos impitoyables diffusant les voix suraigues des chanteuses, les vives couleurs des saris, les gris des facades decrepies et le noir de la crasse... Chaque instant est une experience pour les sens, et marcher dans une ville Indienne devient un jeu video, mais ou l'on n'a qu'une vie ! Attention aux trottoirs mitres de trous menant aux egouts, ne pas trebucher sur les dalles saillantes, eviter les Indiens venant en sens inverse, les mendiants assis par terre et les handicapes se trainant au niveau du sol, les chiens galeux... On ne discute pas en marchant ici ! Pour traverser les rues, on essaie de trouver des locaux pour faire masse, tels les gnous d'Afrique qui franchissent les fleuves infestes de crocos ! En effet, le pieton est en bout de «chaine alimentaire» sur la route car ici, c'est la taille qui compte.
Un matin a Bombay, nous prenons un taxi pour aller a la gare. Etant dans le mauvais sens, le chauffeur entame un lent demi-tour sur l'avenue: pas manque, un scooter est venu s'encastrer (gentiment heureusement) sur le flanc droit du taxi ! Doroth a cru que le conducteur allait passer par la fenetre et atterrir sur ses genoux ! Notre chauffeur, un pepere a barbiche, n'est meme pas sorti ! Il a engueule les deux jeunes, qui sont repartis sans protester, avec leur avant de scooter en vrac... A Kochi, en fevrier, on a meme vu un rickschaw (les petits taxis 3 roues) et une moto se rentrer dedans et chacun de repartir sans meme echanger un mot !!
Bombay est une ville plutot agreable a crapahuter : larges avenues, vieilles demeures coloniales, banques sombres et massives, cinemas art deco, et beaucoup de vegetation... Les arbres tropicaux s'acharnent a delabrer les batiments deja bien fatigues et les locaux n'en gardent pas rancune : ils vont meme jusqu'à ajuster les clotures et les murs pour laisser passer les troncs et les branches !
A suivre...

Une ramasseuse de plastique...

Le cafe Leopold, depuis 1852 a Bombay.

mardi 3 juin 2008

Petite mesaventure...


Le nouvel aeroport de Bangkok, immense et ultra-moderne

Le joli n'avion d'air india express !!

Bienvenue en Inde !

Nous sommes bien arrives a Kannur, dans le Kerala, a 1300 kms de Bombay. Nous allons passer ici un mois, pour le stage de Doroth en medecine ayurvedique. Mais avant Kannur, revenons un peu sur le soir de notre arrivee a Bombay, qui fut le cadre d'une mesaventure plutot desagreable et surtout , nous avons eu tres tres peur... Nous venions de nous enquiller 4 vols pour revenir d'Indonesie, avec entre les deux une douce nuit sur banquette a l'aeroport de Bangkok, entre 2 et 6 heures du matin... Ne parlons pas des repas, et du decalage horaire, en bref, nous n'etions pas loin du fond ! Le tout avait pourtant ete exceptionnellement fluide, car aucun des vols, pris sur 4 compagnies differentes (batavia air (!?!), air asia, air india express et indigo) n'avait pris de retard. Miracle, nos bagages nous ont suivi ! Nous sortons de l'aeroport, vers 22h, et nous trouvons un taxi (ou plutot lui nous trouve, comme partout en Asie) et negocions la course a 450 roupies (7-8€). Chose bizarre, un deuxieme grand type suit, monte a l'avant, se presente comme le patron de la compagnie, et une fois que nous avons demarre, demande un paiement d'avance. Nous refusons d'abord, mais celui-ci insiste ; il nous presente un billet de 50 et demande 500 roupies, style pour nous faciliter la vie ! Ca sent l'embrouille a plein nez mais, apres un «YOU PAY MONEY NOW !!» et un air plus que menacant, nous cedons... Pas manque, nous roulons a present dans une ruelle mal eclairee et le grand nous presente un billet de 100, comme si c'etait celui que nous venions de lui donner ! Il reclame alors bien sur 400 roupies de plus ! Et la, c'est la goutte de m.... qui fait deborder le chiotte !! Nous sommes sur de nous, car nous n'avons que des billets de 500 ! Le ton monte, et Doroth ne se laisse pas faire !! Le taxi roule au pas dans la ruelle et, pour la premiere fois depuis que l'on voyage, nous avons peur pour nous et pensons au pire. Pour ajouter a la panique, Doroth essaie d'actionner la portiere et me dit «c'est condamne !!» (en fait, on s'apercevra dans d'autres taxis qu'il faut lever et non baisser la poignee...). Devant notre determination, on dirait que le chauffeur hesite a poursuivre l'arnaque, qui aurait du se passer plus en douceur... Doroth est remontee comme un coq de combat, et elle fait front a cette sale tronche de moustachu, a tel point que celui-ci finit par ceder : il allume la lumiere de l'habitacle et exhibe maintenant notre billet de 500 ! Il s'est trompe !! Lui pauvre Indien parle tres mal anglais (mon oeil !), et il essaie de calmer le jeu... Entre temps nous voilà revenus devant l'aeroport, sur une avenue bien eclairee... Notre caid est maintenant au telephone et nous dit qu'il appelle un autre taxi (pourquoi ?), pour nous emmener a notre hotel. D'ailleurs justement le voila, et c'est...son frere !! Alors la on degage ! J'ouvre la portiere par l'exterieur, jette le billet de 50 au chauffeur, pendant que l'autre essaie d'amadouer Doroth ; il nous rend meme le billet de 500 en question. On prend nos sacs, j'attrape Doroth par la main et on se sauve a toutes jambes, direction un petit parking de l'autre cote de l'avenue, ou nous nous jetons dans un autre taxi, avec compteur celui-la... Gentil chauffeur, bien qu'a moitie aveugle et qui manquera plusieurs fois de nous tuer sur le trajet...
En reflechissant, a posteriori, on ne peut s'empecher d'imaginer que si le costaud avait appeler un autre tacot, c'etait pour passer a la «maniere forte». Sinon pourquoi avait-il besoin d'en appeler un autre ?? On en a encore des sueurs froides !!
Bon a part ca, tout va bien !! Pour une fois, c'est nous qui les avons eu !!
A tres bientôt pour d'autres nouvelles, plus distrayantes cette fois....

Une rue de Bombay, et un de ces fameux taxis...

Souvent, l'interieur fait mal aux yeux !!