lundi 16 juin 2008

Notre vie a Kannur


Myriana et Doroth devant l'hopital.


Delphine, Doroth et Myriana...

Deja 15 jours a Kannur, dans le Kerala... Nous avons pris une routine (ca faisait longtemps !), ma foi bien agreable : la semaine de travail s'etend du lundi au vendredi, Doroth a cours le matin de 10h30 a 12h30, et pratique de 14h30 a 17h. Quant a moi, yoga de 8h a 10h, puis "modele" pour la pratique l'apres-midi. La pratique consiste en fait en differents massages, a l'huile, au riz etc... Tout cela faisant partie integrante des traitements de la medecine ayurvedique. Vu de chez moi, qui suis en bonne sante, ca ressemble a du spa non-stop ! D'autant plus que souvent, j'ai droit a 3 ou 4 fois le meme massage (suivant le nombre d'eleves...feminines bien sur). Autant dire que la vie est dure ! Petit revers de la medaille, le port obligatoire d'un joli string ficelle bien rustique !! Mais bon maintenant, toutes les filles me voient a poil l'apres-midi, et je suis blase... Elles par contre pestent un peu contre ma pilosite luxuriante !! Qu'esperaient-elles ?? Brad Pitt ???

Le reste du temps, restos (on se regale souvent), cyber-cafe, courses "en ville", cafe-discute a la maison... Car, c'est un joli petit melting-pot ici ! Nous habitons dans la grande maison que loue Mika, une japonaise qui aide a l'hopital ayurvedique et vit ici a l'annee, avec Myriana, jeune Slovene de 24 ans qui suit un traitement de 3 mois, et Robert & Sheila, couple Hongrois qui finissent leur 3eme mois de cours. Dans une autre maison, il y a Delphine, Francaise de 30 ans qui a commence sa formation de 3 mois en meme temps que Doroth, et Myo, Japonaise en traitement pour un eczema assez envahissant, encore ailleurs, Sandra, Francaise aussi et prof de reiki, qui terrmine sa formation de 3 mois, et 3 autres qui sont un peu ours et qu'on voit peu (un Portugais, une Bolivienne et...). Bref, tout ca cree un genre d'auberge Espagnole tres agreable, on echange beaucoup, rit beaucoup et le week-end on essaye de se balader ensemble (malgre la mousson...). Il y a bien sur le personnel Indien de l'hopital, et les therapeutes, le docteur Poilan (qui porte bien son nom, toujours en train de rigoler), et plein d'autres qu'on ne connait pas encore....

3 folles a la plage : Delphine, Doroth et Myriana

mardi 10 juin 2008

Impressions d'Inde, suite.


D'ou vient l'expression "tronche d'Indien" ??

Est-y pas agralant cui-la ? Ils adorent etre pris en photo...

Heureusement, il reste quelques filles, veritable bouffees d'oxigene dans le paysage.

>L'Inde est un pays tres «testiculé», j'en ai deja parle, mais il faut y revenir, tellement c'est frappant. D'une part, c'est sans doute du aux selections pre-natales, grace (ou la faute) a l'echographie, puisque la naissance d'une fille est synonyme de ruine financiere future (de part la dote).


Non seulement les parents doivent payer pour marier leur fille, mais celle-ci s'en va ensuite vivre dans la famille de son epoux, les laissant sans assistance pour leurs vieux jours. En resume, un garcon ne coutera rien et restera au foyer, et plus tard, une bru corveable a merci rejoindra la maison... Dans le journal d'il y a deux jours, encore l'histoire d'une de ces filles brulee vive par son mari, assiste de ses beaux-parents, parce qu'elle n'arrivait pas a procreer... D'autre part, culturellement, les femmes sortent peu, car elles ont tant a faire a la maison.L'autre jour a Bombay, dans un resto/bar bonde de moustachus, Doroth a voulu aller aux toilettes et il n'y avait qu'un urinoir !! Dans un autre resto, nous avons eu le malheur de demander pourquoi il n'y avait jamais de femmes : pas de reponse ! Personne n'avait jamais du se poser la question.... En fait, il y en a parfois, mais ce sont alors des «family restaurant», et c'est donc avec le mari et la marmaille. Souvent il y aussi une salle «air conditionne/family restaurant» dans les grands etablissements. A Bombay toujours, ce sont les trains de banlieue qui beneficient de wagons «ladies only», et la on comprend carrement pourquoi : nous en avions deja pris un lors de notre experience Bollywood, mais c'etait reste assez «soft»... Cette fois-ci, nous avons pris un train, pour rejoindre une autre gare, au terminus (donc vide) et tout le long du trajet de 40 minutes, le wagon s'est rempli, et nous avions nos gros sacs ! Un indien charitable nous a indique l'arret precedant le notre, et nous avons reussi a nous rapprocher de la sortie en frayant un chemin parmi les corps (d'hommes) compresses. Le train ne s'arretant que quelques instants, Doroth en tete s'est plongee dans la foule en criant «EXCUSE-ME!!», moi a ses talons pour ne pas laisser d'espace, et nous nous sommes fait gentiment expulses par cette masse compacte d'Indiens, effares devant tant d'autorite feminine !! On s'est regarde sur le quai, en se demandant comment on avait reussi...

La suite : nos aventures a Kannur !!!


La belle globe-trotteuse....

Le cauchemard Indien : Le petit dej (mais qu'est-ce que ca peut bien etre ?)

Scene Indienne, une vache et des filles colorees.

vendredi 6 juin 2008

Impressions d'Inde.


Immeuble a Bombay, la nuit...

A gauche, des porteurs reconnaissables a leur chemise rouge, le train est la, mais les wagons sont ouverts plus tard. La liste des passagers est affichee a chaque entree.


Le retour a Bombay a ete un choc, et pas seulement a cause de notre «comite d'accueil» (voir message precedent). Des la sortie de l'aeroport, on debarque sur une autre planete. Tout est plus intense, exacerbe : la circulation chaotique et infernale, les klaxons (ils montent des trompes de camion sur des motos !), les odeurs (des plus delicieuses : encens, cuisine, aux plus atroces : egouts, urine), les sonos impitoyables diffusant les voix suraigues des chanteuses, les vives couleurs des saris, les gris des facades decrepies et le noir de la crasse... Chaque instant est une experience pour les sens, et marcher dans une ville Indienne devient un jeu video, mais ou l'on n'a qu'une vie ! Attention aux trottoirs mitres de trous menant aux egouts, ne pas trebucher sur les dalles saillantes, eviter les Indiens venant en sens inverse, les mendiants assis par terre et les handicapes se trainant au niveau du sol, les chiens galeux... On ne discute pas en marchant ici ! Pour traverser les rues, on essaie de trouver des locaux pour faire masse, tels les gnous d'Afrique qui franchissent les fleuves infestes de crocos ! En effet, le pieton est en bout de «chaine alimentaire» sur la route car ici, c'est la taille qui compte.
Un matin a Bombay, nous prenons un taxi pour aller a la gare. Etant dans le mauvais sens, le chauffeur entame un lent demi-tour sur l'avenue: pas manque, un scooter est venu s'encastrer (gentiment heureusement) sur le flanc droit du taxi ! Doroth a cru que le conducteur allait passer par la fenetre et atterrir sur ses genoux ! Notre chauffeur, un pepere a barbiche, n'est meme pas sorti ! Il a engueule les deux jeunes, qui sont repartis sans protester, avec leur avant de scooter en vrac... A Kochi, en fevrier, on a meme vu un rickschaw (les petits taxis 3 roues) et une moto se rentrer dedans et chacun de repartir sans meme echanger un mot !!
Bombay est une ville plutot agreable a crapahuter : larges avenues, vieilles demeures coloniales, banques sombres et massives, cinemas art deco, et beaucoup de vegetation... Les arbres tropicaux s'acharnent a delabrer les batiments deja bien fatigues et les locaux n'en gardent pas rancune : ils vont meme jusqu'à ajuster les clotures et les murs pour laisser passer les troncs et les branches !
A suivre...

Une ramasseuse de plastique...

Le cafe Leopold, depuis 1852 a Bombay.

mardi 3 juin 2008

Petite mesaventure...


Le nouvel aeroport de Bangkok, immense et ultra-moderne

Le joli n'avion d'air india express !!

Bienvenue en Inde !

Nous sommes bien arrives a Kannur, dans le Kerala, a 1300 kms de Bombay. Nous allons passer ici un mois, pour le stage de Doroth en medecine ayurvedique. Mais avant Kannur, revenons un peu sur le soir de notre arrivee a Bombay, qui fut le cadre d'une mesaventure plutot desagreable et surtout , nous avons eu tres tres peur... Nous venions de nous enquiller 4 vols pour revenir d'Indonesie, avec entre les deux une douce nuit sur banquette a l'aeroport de Bangkok, entre 2 et 6 heures du matin... Ne parlons pas des repas, et du decalage horaire, en bref, nous n'etions pas loin du fond ! Le tout avait pourtant ete exceptionnellement fluide, car aucun des vols, pris sur 4 compagnies differentes (batavia air (!?!), air asia, air india express et indigo) n'avait pris de retard. Miracle, nos bagages nous ont suivi ! Nous sortons de l'aeroport, vers 22h, et nous trouvons un taxi (ou plutot lui nous trouve, comme partout en Asie) et negocions la course a 450 roupies (7-8€). Chose bizarre, un deuxieme grand type suit, monte a l'avant, se presente comme le patron de la compagnie, et une fois que nous avons demarre, demande un paiement d'avance. Nous refusons d'abord, mais celui-ci insiste ; il nous presente un billet de 50 et demande 500 roupies, style pour nous faciliter la vie ! Ca sent l'embrouille a plein nez mais, apres un «YOU PAY MONEY NOW !!» et un air plus que menacant, nous cedons... Pas manque, nous roulons a present dans une ruelle mal eclairee et le grand nous presente un billet de 100, comme si c'etait celui que nous venions de lui donner ! Il reclame alors bien sur 400 roupies de plus ! Et la, c'est la goutte de m.... qui fait deborder le chiotte !! Nous sommes sur de nous, car nous n'avons que des billets de 500 ! Le ton monte, et Doroth ne se laisse pas faire !! Le taxi roule au pas dans la ruelle et, pour la premiere fois depuis que l'on voyage, nous avons peur pour nous et pensons au pire. Pour ajouter a la panique, Doroth essaie d'actionner la portiere et me dit «c'est condamne !!» (en fait, on s'apercevra dans d'autres taxis qu'il faut lever et non baisser la poignee...). Devant notre determination, on dirait que le chauffeur hesite a poursuivre l'arnaque, qui aurait du se passer plus en douceur... Doroth est remontee comme un coq de combat, et elle fait front a cette sale tronche de moustachu, a tel point que celui-ci finit par ceder : il allume la lumiere de l'habitacle et exhibe maintenant notre billet de 500 ! Il s'est trompe !! Lui pauvre Indien parle tres mal anglais (mon oeil !), et il essaie de calmer le jeu... Entre temps nous voilà revenus devant l'aeroport, sur une avenue bien eclairee... Notre caid est maintenant au telephone et nous dit qu'il appelle un autre taxi (pourquoi ?), pour nous emmener a notre hotel. D'ailleurs justement le voila, et c'est...son frere !! Alors la on degage ! J'ouvre la portiere par l'exterieur, jette le billet de 50 au chauffeur, pendant que l'autre essaie d'amadouer Doroth ; il nous rend meme le billet de 500 en question. On prend nos sacs, j'attrape Doroth par la main et on se sauve a toutes jambes, direction un petit parking de l'autre cote de l'avenue, ou nous nous jetons dans un autre taxi, avec compteur celui-la... Gentil chauffeur, bien qu'a moitie aveugle et qui manquera plusieurs fois de nous tuer sur le trajet...
En reflechissant, a posteriori, on ne peut s'empecher d'imaginer que si le costaud avait appeler un autre tacot, c'etait pour passer a la «maniere forte». Sinon pourquoi avait-il besoin d'en appeler un autre ?? On en a encore des sueurs froides !!
Bon a part ca, tout va bien !! Pour une fois, c'est nous qui les avons eu !!
A tres bientôt pour d'autres nouvelles, plus distrayantes cette fois....

Une rue de Bombay, et un de ces fameux taxis...

Souvent, l'interieur fait mal aux yeux !!

vendredi 30 mai 2008

Bien arrives !

Ca y est, le grand marathon des avions/aeroports est fini...peut-etre ! Nous voila a Bombay et il nous faut descendre au Kerala, et il n'y a pas de place dans les trains... On va bien trouver quelque chose ! Nous retrouvons avec delice les klaxons, un bon cagnard, des millions de moustaches (mais aussi quelques jolis saris !), de bonnes odeurs un peu musquees certes, les raclements de gorges suivis de somptueux molards, les doigts dans le nez (un must pour les dames !), les bousculades, et tutti quanti... Heureusement, on va se regaler a midi !! Allez, on retourne chercher un moyen de transport ! Incredible India !! (c'est le slogan officiel, et merite !).

dimanche 25 mai 2008

Bali...balo !


C´est par ou la route ?

Photo de famille...

La piscine de la villa d'Ubud !

De bien droles de dames...

Derniere soiree a Kuta, mojito et re-mojito !


Ca y est, la famille est repartie, et on peut enfin faire de «l'innnterrrnett» tranquille ! Blague a part, ca nous a brise le moral de les raccompagner a l'aeroport, et nous avons mis un moment pour retrouver un peu d'enthousiasme... Ca a ete dix jours de folie, commences dans un cadre de reve : une villa a Ubud (dans le centre de l'ile), rien que pour nous, avec piscine, vue sur les fameuses rizieres en terrasse, salles de bain exterieures, lits a baldaquins etc... Le tout pour 50 euros par jour pour nous 6 ... Premier jour, et premieres decouvertes de l'asie pour nos invites : le «harcelement» continuel du touriste (transport ? dance show ? motorbike ? you buy something ? etc...), la corruption (200000 roupiahs pour absence de papiers en regle sur nos scooters de loc), les fameux «amis instantanes» prets a tout pour nous attirer dans des attrape-gogos etc... mais aussi les sourires, les restos branches pour une misere, la circulation a la va-comme-j'te-pousse, les paysages grandioses, la meteo presque ideale etc... Premier jour donc : location de mobs, racket policier, direction le gunung batur, un tres beau volcan (eteint) dote d'un joli lac, une belle ballade, terminee sous la pluie ! Et oui, la vegetation luxuriante demande beaucoup d'arrosage ! Le lendemain, toujours en scooter, belle excursion au milieu des rizieres en terrasses, le nez dans la carte routiere car il faut s'orienter ! Ensuite, direction Amed, a l'est de Bali pour un peu de detente au bord de la mer : bungalows, un peu d'apnee, la cote est encore tres sauvage et c'est tres reposant. Notre chauffeur de minibus, Putu, est gentil comme tout et viendra nous rechercher pour nous faire retrouver la civilisation a Sannur, au sud de l'ile. Les trajets sont lents, il y a enormement de circulation et tout prend du temps ! Nous profiterons de la plage de Kuta pour faire un peu de surfing, les vagues sont parfaites pour les debutants (Nanie, Estelle et Doroth sont meme de la partie !). Le «remblai» est tres anime, les vendeurs parcourent la plage sans arret : glaces ? cerfs-volants ? sarbacanes ? jeux d'echecs ?... les filles craqueront pour un massage. L'apotheose etant le coucher de soleil, des milliers de gens se massent pour profiter du spectacle... Nous repartons ensuite dans le centre-ouest de l'ile, a Munduk, renomme pour les randonnees sur les collines terrassees de rizieres. Nous logeons dans un magnifique bungalow pour tous, a flanc de montagne, avec un panorama a couper le souffle et un coucher de soleil sans fin. Au fait, tous les soirs nous compensons l'absence de tv par une bonne partie de «stop-crack» (le jeu de cartes appris au Nepal, mais dont on a oublie le nom...) arrosee de Bintang, la biere locale.Le lendemain, nous passerons la journee a randonner parmi ce paysage magnifique, en quete d'un banyan geant sacre, qui depasse de la vegetation, mais que nous aurons beaucoup de mal a trouver !! Tout le monde finira sur les genoux et... sous la pluie : en effet, la vegetation lux... mais je l'ai deja dit ! Apres tout ce vert et ce calme, Putu nous ramene de nouveau vers le sud de l'ile, a Seminyak cette fois, ou nous retrouverons une grande villa pour nous tous (la vie est dure !), mais cette fois, la piscine est commune : mon dieu !! Plage, et vagues, un peu plus corsees cette fois, bonnes frayeurs pour Toma et moi... On profite a fond : restaurants, boutiques et plage, avant une derniere soiree memorable a l'ocean beach club, d'ou je rentrerai avec quelques ennuis gastriques.. En gros j'en ai pris une bonne... Mais il me fallait bien ca pour supporter le depart de mes frangins, et de leurs moities, le lendemain. Nous nous sommes retrouves comme deux c..s, et il nous a fallu planifier notre depart vers l'Inde a la fin du mois, pas moins de 4 avions, merci « l'innnterrrnett !». En attendant cette «avant-fin» du voyage, nous sommes maintenant a Nusa Lembongan, une petite ille au sud de Bali. Bungalow au bord de l'eau, un peu d'apnee sur des recifs magnifiques, ballade en scooter et baignades dans des criques.

voila ! Les prochaines nouvelles seront d'Inde !
Grosses bises a tous !

Petit dej a Munduk, dans les hauteurs.

Vers Munduk.

D'apres Doroth, le coucher de soleil le plus long !

Bali, c'est zoli !!

mercredi 21 mai 2008

Nous revoila !

Ouf ! Enfin de l'internet ! Nous sommes a Bali, depuis une semaine maintenant, et avec la famille ! Il faut dire que nous sommes tres occupes, et tout va bien ! Ils repartent vendredi, et nous pourrons reprendre notre routine de routard, et du coup le blog avec... Grosses bises a tous !!

dimanche 11 mai 2008

Le Kawah Ijen


Le Kawah Ijen.

Un porteur remonte du cratere.
Nous voilà tout a l'est de l'ile de Java, a Banyuwangi, apres un trajet de 14 heures de bus. Arrivee a l'aube (le soleil se leve a 5h30 ici) et direction un hotel conseille par le guide. La chambre est «basique», mais bon marche, et on n'a encore pas dormi de la nuit (2 nuits blanches en 4 jours, ca creve !). Nuit qui a d'ailleurs ete mouvementee, puisque je me suis fait visiter les poches alors que je m'etais assoupi ! Heureusement, ca m'a reveille et il n'a pas eu le temps de me prendre quelquechose... Vigilance, vigilance !
Peu a voir a Banyuwangi meme. Aux environs, il y a Gragajan (g-land) vague mythique, mais on n'a pas le temps, trop isole, et Kawah Ijen, un volcan que l'on se decide a aller voir le lendemain.
On se couche tot car reveil a 4h30 pour avoir une vue degagee, et apres une ascension de 1h30, on debouche sur un gigantesque cratere, au milieu duquel trone un magnifique lac d'acide turquoise. Sur le bord du lac, des locaux recoltent le soufre jaune dans des paniers : jusqu'à 85 kilos par voyage ! Ils n'en font que deux dans la journee... On les croise en montant et nous demandent cigarettes, biscuits... Ils arrivent a garder le sourire malgre ce travail harassant ! A cote de la «carriere» de soufre, de la fumee monte en permanence formant un nuage de gaz (a base de soufre, mais lequel ?) et ca pique le nez. Heureusement pour nous, le vent est dans le bon sens au depart et cela nous permet d'admirer le site.
Les locaux nous parlent de Nicolas Hulot, qui d'apres eux leur amenent plein de touristes Francais depuis son reportage sur le volcan.

Un porteur et sa cargaison de soufre.


Les porteurs redescendent (le volcan culmine a 2180m)

vendredi 9 mai 2008


Des petits khmers barbotent pres de Siem Reap


Pause coconut en tandem, a Siem Reap (Cambodge), notez le camion derriere, mad max !!

Nous voici depuis 2 jours en Indonesie, apres un trajet hache en plusieurs tranches : nous sommes enfin partis de Siem Reap (la ville pres d'Angkor).

Une fois nos 3 jours de visite du site historique, nous n'avons pas fait grand chose, si ce n'est beaucoup de tandem et de bistrots (tres chouettes d'ailleurs...). Une experience notable toutefois, nous avons donne notre premier cours d'Anglais ! Des annonces dans la ville proposent de multiples possibilites de volontariats pour nous autres visages pales. On a voulu tente l'une d'elles : de la conversation avec des jeunes cambodgiens lors de cours d'Anglais ; nous voilà a 5h dans un temple a attendre un moine qui s'occupe de ca... Personne, mais d'autres etudiants viennent bientôt nous voir pour nous demander si l'on veut remplacer leur prof absent, et c'est parti, une salle de classe tropicale comme dans les films (grandes fenetres en bois ouvertes et ventilateurs) et 15 jeunes de 17 a 22, timides mais curieux quand meme, avec qui nous discuterons pendant une heure : notre pays, leur avenir, etc... Cela nous reconcilie un peu avec les locaux, pour qui nous ne sommes que des pigeons (meme a la poste on s'est fait entuber sur des timbres !).

Direction Bangkok, et tres fluidement ! Comme l'annoncent les guides de voyage , le trajet retour est moins sujet aux arnaques que l'aller, en deux bus nous sommes de retour a Boncoco, ou nous recuperons les visas pour l'Inde le lendemain. Ouf, Doroth va pouvoir faire son stage de medecine Ayurvedique ! Nous prenons notre avion pour Jakarta le coeur leger, deuxieme vol low-cost en Asie, et franchement, ca ne vaut plus le coup de prendre des compagnies classiques ! Sauf si ce n'est pour les cahouetes et les films... C'est aussi notre deuxieme avion a moitie plein et l'on peut se vautrer sur une rangee de sieges : finalement, c'est du luxe !

Jakarta, la capitale de l'Indonesie, est reputee surpeuplee, polluee et dangereuse, ce qui nous decide a ne pas nous attarder et a prendre un vol pour nous avancer un peu vers Bali, ou on doit retrouver les frangins. On reste donc a l'aeroport toute la nuit et notre premier repas sera... au Mc Do ! La honte ! mais seul ouvert 24/24 et, il nous faut tenir toute la nuit ; il nous reste a trouver un vol pour le lendemain, et il est 1h, tous les comptoirs sont fermes. Miracle de la technologique, un reseau wifi nous permettra de faire une reservation, 4 heures avant le depart, sur une compagnie locale : Lion air ! Chapeau les Indonesiens !

On decolle a 8h30 pour Jogyakarta, au centre de l'ile de Java. Encore du low-cost, et vol parfait, on nous offre meme un verre d'eau !

Une heure apres nous voilà en quete d'une chambre, on se demande un peu comment les Indonesiens se comportent avec nous les «bule», (prononcez boulets ?) notre petit surnom ici... Et ca n'a pas manque ! Le taxi s'est arrete a 100m de l'hotel ou on voulait aller, et deux «amis instantanes» nous attendaient ! Nous sommes bien arrives ou l'on voulait mais en faisant des detours par des ruelles, et notre nouvel ami nous a appris que c'etait notre jour de chance, qu'il y avait une expo d'artisteries etc... et ou est-ce qu'on allait demain etc.. Un vrai pansement le type ! Quelques heures plus tard, c'est un autre nouvel ami, qui apres une longue conversation d'au moins 3 minutes, nous invite a l'ecole de dessin ou il enseigne ! Il nous prennent vraiment pour des jambons ! Bref, une fois de plus, la triste lecon numero un nous est rappelee : ne faire confiance a personne ! Sur la duree du voyage, la proportion de ceux qui sont venus vers nous, sans intention de nous vider le porte-monnaie, est infime...
Bon, il est vrai que l'on avait peu voire pas dormi, alors on decide quand meme de rester dans cette ville tres touristique, car il y a Borobudur, un temple bouddhiste tres celebre pas loin.
On essaie le «becak», le taxi-tricycle local, sauf que le chauffeur est derriere : nous sommes assis face au trafic, assez dense d'ailleurs, on peut ainsi voir la mort venir...(ca fait un peu comme une poussette 2 places, avec un velo derriere !)
Le lendemain, route a Borobudur et c'est tres joli, bien que sortant d'Angkor on soit un peu blases, et satures de vieilles pierres ! La vue est magnifique du haut de cette colline de pierre (voir photos), on apercoit un volcan qui fume au loin ! Nous sommes bien en Indonesie...


Vue du temple de Borobudur, pres de Yogjakarta


La salle de classe ou nous avons fait nos premiers armes en tant qu´"enseignants "!

mardi 6 mai 2008

A nous l´Indonesie !

Juste un petit mot pour vous dire que nous sommes bien arrives en Indonesie, apres avoir recupere les visas pour l´Inde a Boncoco ! Youpi ! On est nazes car on a passe la nuit a l´aeroport de Jakarta sans dormir, a attendre un vol pour Jogyakarta ou nous sommes maintenant... Allez, on va se coucher !!
bises a tous !!

vendredi 2 mai 2008

Toujours a Siem Reap....


Qui fait le pitre sous la grosse racine ?


Deux touristes en tandem a Angkor ...


Le ¨Bayon¨"et ses visages mysterieux...

Un peu de patience avant le recit de nos 3 jours a Angkor, voici quelques photos en mise en bouche !! Nous restons ici jusqu´a dimanche, puis retour a Bangkok, ou devraient nous attendre nos visas pour l´Inde... Nous ne resterons qu´une journee cette fois, notre avion pour l´Indonesie est le 5 mai au soir...
Tout va bien, il fait tres chaud et de beaux orages tous les soirs !
A bientot !!


Un detail parmi des milliers de bas-reliefs.


Lolo et son nouvel ami !


Une merveille parmi d´autres !!

dimanche 27 avril 2008

Vers le cambodge


La Frontiere cambodgienne

Nous voici a Siem Reap depuis samedi dernier, apres un voyage parseme d'embuches, et de bonnes surprises... Avant de partir de Bangkok, nous sommes alles faire une nouvelle demande de visa pour l'Inde, ce qui devrait prendre 5 jours ouvrables et du coup , nous laisser le temps de faire notre escapade au Cambodge...
Nous retrouvons nos gros sacs a dos avec plaisir... pendant 5 minutes, ca pese ! Route par le ¨Skytrain¨, qui surplombe la ville jusqu'au terminus au nord de bangkok ; on se decide ensuite a rejoindre la gare routiere a pied, mauvaise idee, c'est loin ! On finit par prendre 2 moto-taxis, que nous n'avions encore jamais pris. Embrouille a l'arrivee, le prix convenu pour les 2 est soi-disant pour une moto... On paye, il faut savoir se faire arnaquer avec le sourire, partout en Asie !! On grimpe dans un bus qui doit nous emmener a Aranya Prathet, la ville frontiere ; nous y passons la nuit, apres 4 heures de route dans un bus ultra confort ; bonne suprise, la piaule est propre et pas chere, clim. et tele en prime ! Diner en regardant l'orage du soir, quasi-quotidien maintenant. Le lendemain, reveil tot pour affronter la frontiere, a pied (comme le passage d´inde au nepal) !... moins de rabatteurs et ¨assistants¨ qu´annonces dans le guide, mais on arrivera quand meme a se faire soutirer quelques baths par le ¨gentil¨ monsieur qui nous a donne les formulaires de visa cambodgiens... ledit visa est une formalite, contre 20$US.

Il regne une grande activite a la frontiere, de nombreux Cambodgiens se pressent avec des charrettes de bric et de broc, vides et on sent tout de suite une grande difference de niveau de vie avec le voisin Thai, chez qui ils vont trouver de nombreux produits manufactures- et la charette revient alors plus que pleine-. Il nous reste a trouver la navette gratuite qui doit nous emmener a la gare routiere, pour y prendre un autre bus pour Siem Reap, pres d'Angkor. Nous rencontrons une jeune chinoise qui propose de partager un taxi, plus rapide, et on monte avec elle dans la navette... Elle n'ira jamais jusqu'à la gare, puisqu'on nous depose devant une agence de taxi, ou l'on nous explique qu'il n'y a pas de bus avant 15H, et qu'ils sont agrees par le gouvernement, et la securite des touristes, et patin couffin ; on proteste, mais pas moyen de nous faire emmener a la gare. Nous sommes maintenant 4, car il y a Jerome, en vadrouille en asie depuis 2 ans, et nous decidons de prendre un taxi ; la jeune chinoise est dure a la nego et refuse de se laisser...... avec le sourire ! Finalement, on decolle ! La route est pourrie mais la voiture confortable ; on ecoute Jerome nous raconter son experience de prof de francais en thailande pendant 18 mois, il parle thai couramment et nous fait perdre quelques illusions sur ces gens qui nous avaient paru fort charmants ! En resume, il vaut mieux ne pas comprendre la langue !! 4 heures plus tard, nous voilà a Siem Reap, ou plutot un peu avant. Le taxi s'arrete et deux tuk-tuks nous attendent, soi-disant que le roi est en ville, et la voiture etant sale, elle ne peut pas aller plus loin !! Trop drole, les deux gugusses sont donc la pour nous emmener gratuitement a notre hotel... Palabres,Ambre( la jeune chinoise) est sur les nerfs, mais le taxi ne bougera pas. On a faim, il fait chaud, et on craque, on finit par monter dans le tuk-tuk, qui bien sur veut absolument nous conduire a ce magnifique hotel pas cher et propre.


On finira par se faire deposer au marche, ou l'on voulait aller, mais en lui laissant 1$. On a donc trouve, avec Jerome une guesthouse propre et pas chere, tout seuls comme des grands ! La ville est plutot aeree et jolie, il y a de nombreux cafes et restos branches, les rabatteurs sont nombreux mais souriants,

Demain, Angkor !


Une star a Angkor....

jeudi 24 avril 2008

Ouf ! Les voila !


La belle au petit-dej, dans un de nos spots favoris...

Apres ¨relance¨ de la sous-prefecture des Sables (sans commentaires, ceux qui ont deja eu affaire la-bas sauront...), nous avons eu nos passeports ce matin ! Nous revoila avec une patrie ! Un petit tour a l´immigration Thai pour regulariser notre situation, et nous sommes en regle. Dernier obstacle, et de taille : tenter de recuperer notre visa pour l´Inde disparu avec nos precedents passeports...et peau d´balle, il nous faut repasser a la caisse indienne avec delais d´attente en prime. L´Inde, ca se merite ! Du coup, on doit reflechir au timing, pour le Cambodge, et a pleins de petites choses pratiques...
Ce soir, nous celebrons tout de meme nos nouveaux passeports dans un cafe de notre quartier, wifi, d´ou nous vous ecrivons !
A bientot pour la suite, grosses bises a tous et merci pour vos messages !
¨enfilade¨ de boudhas au wat arun

Dernier moyen de transport experimente, le canote sur les canaux de Boncoco (petit surnom amical de Bangkok), pas d´embouteillages, mais attention aux projection d´eau ¨noire¨